Lully (1632-1687)

Lully (1632-1687)
Jean-Baptiste Lully, compositeur français d'origine italienne, qui a contribué à l'essor de l'opéra en France et mis en musique plusieurs ballets des comédies de Molière.

Né à Florence, Giovanni Battista Lulli arriva en France à l'âge de quatorze ans. Il resta attaché à la maison de la duchesse de Montpensier, fille de Gaston d'Orléans, jusqu'en 1652. Aucun témoignage de ses activités ni de sa formation pendant ces sept années ne nous est parvenu, cependant lorsqu'il entra au service de Louis XIV en 1653, comme danseur de ballet, il était capable de composer de la musique et de tenir une place de violoniste dans un orchestre de la cour. Remarqué pour ses qualités de danseur et la beauté de ses mélodies, il obtint la direction de l'un des orchestres royaux et, en 1662, devint maître de musique de la famille royale.
Lully modifia l'écriture de son nom, reniant l'orthographe italienne Lulli, afin de pouvoir passer, auprès du roi, pour le représentant de la musique française. Courtisan subtil, il sut conserver la faveur du souverain toute sa vie durant, n'hésitant pas à faire écarter, parfois sans beaucoup de scrupules, ses rivaux potentiels, dont Marc-Antoine Charpentier. Lully composa d'abord des ballets, tel Alcidiane (1658), pour la cour, et dansa aux côtés du roi dans bon nombre d'entre eux. Collaborant avec Molière, il écrivit la partie musicale et chorégraphique de plusieurs comédies-ballets, notamment les Plaisirs de l'isle enchantée et le Mariage forcé (1664), Monsieur de Pourceaugnac (1669) et le Bourgeois gentilhomme (1670)

# Posted on Tuesday, 10 July 2007 at 9:54 AM

Marais (1656-1728)

Marais (1656-1728)
Né à Paris, fils de cordonnier, Marin Marais fait ses premières armes musicales comme enfant de chœur à la maîtrise de Saint-Germain-l'Auxerrois, où il est le condisciple de Michel Delalande, puis devient l'élève du violiste français Augustin Dautrecourt, dit le Sieur de Sainte-Colombe, pour la basse de viole. Ce dernier, très vite impressionné par les talents de virtuose du jeune homme et souhaitant préserver les arcanes de son art, refuse de poursuivre plus avant son enseignement. Dans son Parnasse français, Titon du Tillet raconte d'ailleurs que Sainte-Colombe s'était fait construire une sorte de cabane dans les frondaisons d'un arbre et qu'il s'y retirait pour y jouer de la viole, mais ayant surpris le jeune Marais aux écoutes, il s'ingénia à trouver des caches encore plus secrètes.
Marin Marais étudie également la composition auprès de Jean-Baptiste Lully puis entre dans l'orchestre de l'Académie royale de musique, où il assiste à la création de nombre de chefs-d'œuvre (comme Atys en 1676), dont, parfois même, il se voit confier la direction. Il prendra d'ailleurs la succession d'André Campra à la tête de cet orchestre en 1705. Parallèlement, il appartient à la Chambre du roi, comme musicien ordinaire, de 1679 à 1725, et se produit de temps à autre en compagnie de ses enfants. Louis XIV lui voue une particulière estime et lui confie, en 1701, la composition d'un Te Deum exécuté pour célébrer la convalescence du Dauphin. Il n'aura d'ailleurs guère d'autres occasions d'appliquer ses talents à la musique religieuse. Il se consacre également à l'enseignement, et obtient également dans ce domaine une certaine faveur de son entourage. Peu de temps avant sa mort, survenue le 15 août 1728, il partageait équitablement son temps entre ses élèves et les fleurs de son jardin.
Tout au long de sa carrière musicale, Marin Marais s'est attaché à perfectionner son instrument, imaginant notamment de faire filer en laiton les trois dernières cordes pour les rendre plus sonores, et publie de 1686 à 1725 cinq Livres de pièces à une ou deux violes avec basse continue, totalisant plus de cinq cents œuvres, qui constituent l'essentiel de sa production. Contrairement à son rival Antoine Forqueray, adepte du style italien, il cultive le style français. Le premier de ces livres est d'ailleurs dédié à son maître Lully. Dans sa Défense de la basse de viole (1740), Hubert le Blanc le compare à un ange, et Forqueray à un diable.
Il est le père de dix-neuf enfants, parmi lesquels Roland (né en 1680), qui publie deux recueils de Pièces de violes (1735 et 1738), et Vincent, qui lui succède à la Cour.

Alain Corneau a consacré à Marin Marais un film, Tous les matins du monde (1991), adapté de l'œuvre de Pascal Quignard. Jordi Savall, qui a collaboré au film, est un des grands interprètes de la musique de Marin Marais, qu'il a contribué à révéler au grand public.

# Posted on Tuesday, 10 July 2007 at 10:01 AM

Telemann (1681-1767)

Telemann (1681-1767)
Georg Philipp Telemann compositeur allemand dont l'œuvre constitue une passerelle entre le style de l'époque baroque et celui des débuts de l'époque classique.
Né en Prusse, à Magdeburg (actuellement en Allemagne) d'une lignée de pasteurs luthériens, Georg Philip Telemann fit ses études à l'université de Leipzig. Essentiellement autodidacte dans le jeu de nombreux instruments, Telemann occupa divers postes dans des églises et des orchestres privés de Leipzig, Sorau (de nos jours Zary, en Pologne) et Eisenach jusqu'en 1721, année où il s'installa à Hambourg où il finit ses jours en tant que directeur de la musique.

# Posted on Tuesday, 10 July 2007 at 10:03 AM

Bach (1685-1750)

Bach (1685-1750)
Jean Sébastien Bach issu d'une lignée de musiciens remontant au 16e siècle, naît en 1685 à Eisenach en Thuringe ( province allemande).
Il perd ses parents très tôt et sera élevé par son frère aîné, Jean Christophe, organiste à Ohrdruf. Il étudie L'orgue, le clavecin, le violon et entre à 15 ans dans le chœur de l'église Saint- Michel de Lunebourg où il découvre la musique vocale polyphonique.
Organiste virtuose, il est nommé en 1703 à la Neue Kirche d'Arnstadt, puis à la Cour de Weimar en 1708. Il y produira ses premières grandes œuvres pour orgue et clavecin et de nombreuses cantates.
En 1717, il devient Kapellmeister à Cothen où il ne dispose plus d'un orgue mais d'un orchestre ; il y écrit la majeure partie de son œuvre instrumentale et de ses œuvres pour clavier : clavecin bien tempéré, inventions, suites anglaises, suites françaises...
En 1720, après la mort de sa première femme ( sa cousine) Maria Barbara Bach avec qui il aura sept enfants, il se remarie avec la cantatrice Anna Magdalena Wulken. De ses deux mariages, il eut 22 enfants dont certains, Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emmanuel, Johann Christian, figurent parmi les grands musiciens de leur temps.
En 1723, il accepte le pose de Kantor à l'église saint-Thomas de Leipzig, où il restera jusqu'à sa mort, assurant l'enseignement musical, composant régulièrement de la musique religieuse, des cantates pour chaque dimanche et jour de fête, ainsi que ses plus grands chefs-d'œuvre de musique vocale, Passions et Oratorios.
En 1749, une opération malheureuse le rend presque aveugle. Il meurt à Leipzig en 1750.
Organiste, claveciniste et violoniste d'une rare valeur, J.S Bach figure parmi les plus grands compositeurs de notre musique européenne. Son œuvre représente un aboutissement des traditions musicales de son temps et un point de départ pour la musique future. Il a conduit la science polyphonique ( art de faire chanter plusieurs lignes mélodiques ensembles) : le contrepoint à sa perfection technique et musicale.
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# Posted on Tuesday, 10 July 2007 at 10:04 AM

Haendel (1685-1759)

Haendel (1685-1759)
Georg-Friedrich Haendel n'est pas issu d'une famille de musiciens, contrairement à de nombreux grands compositeurs. Né la même année que J.S Bach en 1685 à Halle ( Allemagne), très jeune, il découvre la musique, apprend l'orgue, le clavecin, le violon et à 7 ans, sur l'insistance du Duc de Saxe, il étudie avec l'excellent organiste Zachau (écrit également Zachow). Ce fut la seule instruction musicale formelle qu'il ait jamais reçue. Il sera bientôt lui-même organiste assistant (1697), puis titulaire (1702) à l'âge de 17 ans à la cathédrale de Halle. A cette époque, pour satisfaire au souhait de son père, il s'inscrit à l'université comme étudiant en droit, mais poussé par sa vocation, il abandonne très vite cette voie et se rend à Hambourg, l'une des grandes capitales musicales européennes du moment. Il sera aussi claveciniste dans l'orchestre de l'Opéra, où seront représentés ses premiers opéras.
Attiré pas la musique italienne, il entreprend un voyage qui le conduit à Florence, Venise, Naples. Ce séjour en Italie durera 4 ans. Il se liera d'amitié avec Scarlatti, Corelli, Marcello.
Après un court séjour à Hanovre en 1710, Haendel se rend en Angleterre où son opéra Rinaldo, écrit en 14 jours, connaît un grand succès et lui vaut les faveurs de la Reine qui lui accorde une pension à vie. En 1712, il s'établit définitivement à Londres où, jusqu'à la fin de sa vie, il occupera une place prépondérante dans la vie musicale. Nommé en 1719 directeur de l'Académie Royale de Musique, son activité sera considérable. Il compose des opéras, des oratorios, des musiques de circonstances. Extraordinaire virtuose de l'orgue et du clavecin, il se produit lors des représentation de ses opéras ou de ses oratorios. En 1742, la première audition du Messie à Dublin est un triomphe.
Il meurt à Londres en 1759 et sera enterré avec tous les honneurs à l'Abbaye de Westminster.
L'œuvre de Haendel est tout empreinte d'une chaleureuse vitalité pleine de joie et d'espérance. La suite pour orchestre Water Music, les Concertos pour orgue, l'Oratorio, le Messie sont des pages particulièrement représentatives de ce musicien allemand qui, influencé par l'école italienne, mais aussi séduit par l'art français (Lully) et anglais ( Purcell) peut être reconnu comme un génie international.
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# Posted on Tuesday, 10 July 2007 at 10:05 AM