Wilhelm Friedeman Bach ( 1710-1784)

Wilhelm Friedeman Bach ( 1710-1784)
Bach, Wilhelm Friedemann compositeur et organiste allemand, fils aîné de Jean-Sébastien Bach.

Né à Weimar, il étudie la musique avec son père. De 1733 à 1746, il occupe le poste d'organiste à l'église Sainte-Sophie de Dresde, puis à l'église Notre-Dame de Halle jusqu'en 1764. Au cours des vingt dernières années de sa vie, il subsistera grâce à des leçons et à des récitals, à Brunswick puis à Berlin, étant par ailleurs un des rares musiciens de l'époque à pouvoir interpréter toutes les œuvres de son père. En partie représentative de l'empfindsamer Stil (« style expressif »), ce style préclassique du milieu du XVIIIe siècle privilégiant l'expression des sentiments, la musique de W. F. Bach, savante et profondément originale, est caractérisée par ses nombreux et soudains changements de tempo qui donnent à ses compositions une impulsivité et des contrastes sonores que l'on rencontre rarement dans la musique de cette époque.

Son œuvre se compose essentiellement de vingt et une cantates, neuf symphonies, plusieurs concertos et de nombreux préludes, fantaisies, fugues et sonates pour clavier.

# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:13

Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788)

Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788)
Bach, Carl Philipp Emanuel compositeur et claveciniste allemand, remarquable théoricien des instruments à clavier.

Second fils de Jean-Sébastien Bach, né à Weimar, son père lui enseigne la composition et le clavecin. De 1740 à 1767, il est claveciniste officiel à la cour de Frédéric II le Grand, puis devient maître de chapelle des cinq principales églises de Hambourg. Son abondante production musicale, largement diffusée de son vivant, fait de lui l'un des plus grands représentants de l'empfindsamer Stil (en allemand, style expressif ou sensible, ayant fleuri en musique au milieu du XVIIIe siècle et fondé sur l'expression des sentiments). Ses œuvres en effet, empreintes d'une grande beauté mélodique, font ressortir de fréquents contrastes émotionnels et contribueront à imposer de nombreuses caractéristiques techniques du style classique. Son Essai sur la véritable manière de jouer des instruments à clavier (2 volumes, 1753, 1762) reste un ouvrage fondamental pour la connaissance de l'esthétique musicale de son époque. Parmi ses compositions, on relèvera les 210 pièces pour le clavecin, 52 concertos, de nombreuses symphonies, des oratorios, des passions et des cantates religieuses.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:18

Johann Christoph Friedrich Bach (1732-1795)

Johann Christoph Friedrich Bach (1732-1795)
Bach, Johann Christoph Friedrich compositeur allemand, troisième des quatre fils musiciens de Jean-Sébastien Bach.

Formé par son père, il est engagé juste avant la mort de ce dernier à la cour des Schaumburg-Lippe à Bückeburg en Westphalie, où il fait toute sa carrière : il entre d'abord au service du comte Wilhelm (jusqu'en 1777), passionné de musique italienne, puis à celui du comte Friedrich Ernst (1777-1787) et enfin à celui de la régente Juliane. Il ne quittera la cour que brièvement, en 1778, pour rendre visite à son frère Johann Christian à Londres.

Ses œuvres reflètent sa parfaite maîtrise du style de l'époque et son souci de la perfection formelle. Elles comprennent de la musique instrumentale (sonates, concertos, symphonies) et de la musique vocale profane et sacrée, en particulier des oratorios sur des livrets de son ami Johann Gottfried Herder (Die Kindheit Jesu, 1773 ; Die Auferweckung Lazarus, 1773). Avec son fils, Wilhelm Friedrich Ernst (1759-1845), également musicien, s'éteint la descendance mâle directe de Jean-Sébastien Bach.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:23

Johann christian Bach (1735-1782)

Johann christian Bach (1735-1782)
Bach, Johann Christian, compositeur allemand, cadet des fils de Jean-Sébastien Bach.

Né à Leipzig, il est d'abord initié à la musique par son père puis, après la mort de ce dernier en 1750, par son frère Carl Philipp Emanuel Bach , en poste à Berlin. En 1754, il part pour l'Italie, où il devient chef d'orchestre du comte Antonio Litta à Milan et, de 1760 à 1762, est nommé titulaire de l'orgue du Dôme. Au cours de cette période, il est également l'élève du père Martini à Bologne. En 1762, invité à Londres, il y est nommé maître de musique à la cour et compositeur du King's Theatre. Très prisées par la société londonienne de l'époque, ses œuvres, inspirées de l'opéra italien, joyeux et mélodique, lui valent un franc succès. Plus important encore sera l'engouement que susciteront les concerts organisés dès 1764 avec un autre musicien allemand vivant à Londres, Carl Friedrich Abel. Parmi les compositeurs qu'ils choisissent d'interpréter figure un jeune prodige de sept ans, Mozart, qui, toute sa vie, conservera son affection pour Johann Christian Bach.

Les créations de Johann Christian Bach, élégantes, raffinées, préfigurant par certains aspects l'œuvre de Mozart, comprennent une dizaine d'opéras et de nombreuses symphonies, des concertos, des partitions pour piano, pour pianoforte, ainsi que de la musique de chambre.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:25

Haydn (1732-1809)

Haydn (1732-1809)
Franz Joseph Haydn issu d'une famille humble, naquit dans le village de Rohrau, près de Vienne, le 31 mars 1732. À l'âge de huit ans, il fut admis comme enfant de chœur à la maîtrise de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne, où il reçut sa seule véritable éducation musicale formelle. À partir de l'âge de dix-sept ans, il mena pendant plusieurs années la vie hasardeuse d'un musicien indépendant. Autodidacte, il étudia les ouvrages théoriques sur le contrepoint et prit quelques cours auprès du célèbre maître de chant et compositeur italien Nicola Porpora. En 1755, Haydn travailla pendant une courte période pour le baron Karl Josef von Fürnberg, pour lequel il semble qu'il ait composé ses premiers quatuors à cordes. Il obtint en 1759 un poste plus important, en tant que directeur de musique au service du comte Ferdinand Maximilian von Morzin. Il se maria en 1760 avec Maria Anna Keller. Il ne fut toutefois guère heureux en ménage et n'eut pas d'enfant. Le tournant dans la carrière musicale de Haydn se situe en 1761, date à laquelle il fut nommé adjoint au maître de chapelle du prince Paul Anton Esterhazy avant de devenir lui-même maître de chapelle en 1762. Haydn se trouvera ainsi au service de trois princes successifs de la famille Esterhazy. Le second d'entre eux, le prince Nicolas József Esterhazy dit le Magnifique, frère de Paul Anton, fut un grand amateur de musique, fort cultivé. À Eszterháza (en Hongrie), sa vaste résidence d'été, le prince Nicolas pouvait se vanter de disposer d'un établissement musical sans égal. Outre les symphonies, opéras, opérettes pour le théâtre de marionnettes, messes, pièces de musique de chambre et musique de bal qu'Haydn dût composer pour les divertissements du prince, il fut également chargé d'organiser les répétitions et représentations de ses propres œuvres et de celles de ses collègues ; de faire travailler les chanteurs ; de surveiller les instruments et les partitions ; d'intervenir en tant qu'organiste et violoniste chaque fois que nécessaire. Bien qu'il déplorât fréquemment la lourdeur de sa charge et son isolement à Eszterháza, Haydn occupa une position enviable dans le contexte du XVIIIe siècle. L'un des aspects les plus remarquables de son contrat, à partir de 1779, fut la possibilité pour lui de vendre sa musique à des éditeurs et d'accepter des commissions. C'est ainsi qu'une grande partie de son œuvre des années 1780 pût toucher une audience beaucoup plus large, contribuant ainsi à sa réputation.
Après la mort du prince Nicolas, en 1790, son fils, le prince Antal, réduisit fortement l'établissement musical des Esterhazy. Bien qu'Haydn conservât son titre de maître de chapelle, il se trouva alors libre de voyager au-delà des environs de Vienne. L'audacieux violoniste et impresario britannique Johann Peter Salomon ne tarda pas à l'engager comme compositeur pour une série de concerts à Londres. Les deux voyages d'Haydn en Angleterre, en 1791-1792 et 1794-1795, lui valurent un immense succès pour ses dernières symphonies, les
Symphonies Londoniennes.
Au cours de ses dernières années à Vienne, Haydn écrivit des messes et composa ses grands oratorios, La Création (1798) et Les Saisons (1801) ; s'appuyant sur un poème de même nom du poète écossais James Thomson, Les Sept Dernières paroles du Christ sur la croix. C'est également à cette époque qu'il composa son « Hymne de l'Empereur » (1797), qui deviendra plus tard l'hymne national autrichien. Haydn s'éteignit à Vienne, le 31 mai 1809, dans la célébrité et la richesse.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:28