Salieri (1750-1825)

Salieri (1750-1825)
Né à Legnago, Antonio Salieri quitte l'Italie pour Vienne dès 1766. Élève et protégé du compositeur autrichien Florian Gassmann, il reçoit une éducation musicale variée (violon, clavecin, chant, basse continue et contrepoint, latin, allemand et français, poésie italienne et art de la déclamation). En 1767, il rencontre Métastase, poète de la cour impériale et auteur de livrets d'opéras seria abondamment utilisés par les compositeurs de l'époque. Il fait en 1769 la connaissance de Christoph Willibald Gluck, qu'il fréquente jusqu'à la mort de ce dernier, en 1787. Sa première œuvre notable, l'opéra Armida, date de 1771. Dès 1774, à l'âge de vingt-quatre ans, il succède à Gassmann comme compositeur de la cour de Vienne et chef d'orchestre de l'Opéra italien. Quatre ans plus tard, le théâtre de la Scala, à Milan, est inauguré avec son opéra l'Europa riconosciuta (1778). Sa réputation européenne s'accroît encore les années suivantes, plusieurs de ses opéras étant donnés à l'Opéra de Paris, et notamment Tarare (1787), sur un livret de Beaumarchais. Ce même opéra, complètement remanié, est repris en 1788 à Vienne, sous le titre Axur, Re d'Ormus. En 1788 toujours, Salieri devient maître de chapelle impérial à Vienne, poste qu'il occupe jusqu'en 1824. Son dernier grand succès est l'opéra Palmira, Regina di Persia, en 1795. Au tournant du siècle, se sentant dépassé par l'évolution de l'écriture musicale, il renonce pratiquement à composer.
L'œuvre de Salieri comprend plus de quarante opéras, de la musique d'église, des cantates et quelques pièces instrumentales. Ses opéras reflètent les différentes tentatives de l'époque pour échapper au modèle purement métastasien, préconisant une stricte alternance entre récitatifs et airs da capo. Armida, et plus encore Tarare, laissent entrevoir une probable influence des idéaux dramatiques de Gluck : la frontière entre récitatif et air s'estompe, les ensembles se font plus nombreux, l'instrumentation gagne en importance. Salieri a aussi été un pédagogue de premier plan, comptant parmi ses élèves Beethoven, Schubert, Czerny, Hummel et Liszt. La légende selon laquelle il aurait empoisonné Mozart semble n'avoir aucun fondement mais a fait l'objet d'un opéra de Nikolaï Rimski-Korsakov (Mozart et Salieri, 1897), tiré d'une pièce du poète russe Alexandre Pouchkine, et d'une pièce du dramaturge britannique Peter Shaffer (Amadeus, 1979), dont Milo Forman a tiré son film Amadeus (1984).
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:29

Mozart (1756-1791)

Mozart (1756-1791)
Wolfgang Amadeus Mozart naît en 1756 à Salzbourg d'une famille de musiciens. Enfant prodige, il n'eut, au clavecin, au violon et à la composition, d'autre maître qui son père. Celui-ci décide de faire entendre Wolfgang alors âgé de 7 ans, ainsi que sa sœur Nannerl très bonne musicienne, dans les grandes villes d'Europe ( Munich, Vienne, Paris, Londres). Plus tard, il fera encore de nombreux voyages dont 3 en Italie où il rencontre et suit les conseils de plusieurs musiciens renommé de l'époque. Il a 14 ans quand, à Milan, on représente son premier opéra Mithridate re di ponto.
En 1773, nommé Konzermeister à la cour de Salzbourg, il entre au service du prince archevêque Colloredo. Mais Mozart compositeur et pianiste déjà renommé, ne supporte pas la dépendance qui résulte de cet emploi ; une grande tension va naître et ne cessera de s'accentuer jusqu'à son renvoi brutal par l'archevêque en 1781.
Quittant Salzbourg, Mozart s'installe à Vienne et épouse Constance Weber. C'est l'époque où il écrit ses grands opéras ( les Noces de Figaro, Don Juan), ainsi que des sonates concertos pour piano et divers instruments, de nombreuses œuvres symphoniques et des pièces de musique de chambres.
Les dernières années de sa vie, pénibles sur le plan matériel et moral, furent pourtant très riche en chefs-d'œuvre, mais Mozart voit sa santé s'affaiblir et, après le triomphe de la Flûte enchantée ( Die Zauberflöte en allemand) en 1791, il meurt épuisé par le travail et les soucis, ayant à peine achevé le Requiem, sa dernière grande œuvre.
Inépuisable d'invention mélodique, son œuvre gigantesque ( plus de 600 ouvrages) pour une vie si courte, est tout imprégnée de tendresse, de gaieté et de simplicité mais aussi d'une grande profondeur. Le génie de Mozart sut transformer toute musique en toute pure beauté.

# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:30

Pleyel (1757-1831)

Pleyel (1757-1831)
Pleyel, Ignaz, compositeur, éditeur musical et facteur de pianos français d'origine autrichienne.
Grâce à son protecteur, le comte Erdödy, Ignaz Pleyel part étudier la musique auprès de Haydn chez qui il loge de 1772 à 1777. Après avoir été premier Kapellmeister de la cathédrale de Strasbourg en 1789, il séjourne à Londres où il dirige les « Concerts professionnels » de 1791 à 1792. En 1795, il réside à Paris et ouvre un magasin d'édition de musique avant de fonder la fameuse fabrique de pianos et de clavecins qui porte son nom (il faudra attendre 1961 avant qu'elle soit rachetée par Gaveau et Érard).

Si Pleyel est aujourd'hui célèbre pour ses pianos, il a également été un compositeur prolifique et talentueux : on dénombre en effet parmi ses œuvres quarante-cinq symphonies, cinq concertos pour violoncelle, deux concertos pour violons, soixante-dix quatuors à cordes, seize quintettes à cordes et deux opéras (Ifigenia in Aulide créé en 1785 à Naples et Die Fee Urgele pour théâtre de marionnettes, monté à Esterháza en 1776).

C'est à son fils Camille, pianiste et compositeur, qu'on doit l'ouverture de la salle Pleyel en 1838 à Paris.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:32

Beethoven (1770-1827)

Beethoven (1770-1827)

Né à Bonn dans une famille de musiciens, Beethoven grandit dans un environnement stimulant, mais ne connaît pas une enfance heureuse. Les signes précoces de son talent musical sont mis à profit sans état d'âme par son père (lui-même chanteur à la chapelle de la cour du prince-électeur de Cologne à Bonn), qui, cherchant à faire de son fils un enfant prodige, l'« exhibe » de concert en concert. Dès l'âge de onze ans, Beethoven entre comme musicien à cette même cour, où il reçoit l'enseignement de Christian Gottlob Neefe (1748-1798). Tout en poursuivant sa formation, Beethoven s'intègre progressivement à la vie musicale et culturelle de Bonn, ayant son petit cénacle d'élèves et fréquentant les poètes et philosophes du temps. En 1787, il effectue un voyage à Vienne pour y rencontrer Mozart, mais revient rapidement à Bonn pour assister à la mort de sa mère. Bientôt, l'alcoolisme de son père le contraint à assumer lui-même l'entretien des siens (ses deux frères cadets, Johann et Kaspar, sont à sa charge).
Beethoven compose ses premières œuvres sous la tutelle de son maître Neefe. De cette période se détache en particulier la Cantate sur la mort de l'empereur Joseph II (1790), où l'on dénote les prémisses du grand style beethovénien à venir. En novembre 1792, après la mort de son père, Beethoven se rend une nouvelle fois à Vienne pour y étudier avec Joseph Haydn, dont il a quelques mois plus tôt fait la connaissance à Bonn. Il s'installe alors définitivement dans la capitale autrichienne. Il y achève sa formation musicale auprès du compositeur Johann Georg Albrechtsberger (1732-1809) et d'Antonio Salieri et, à partir de 1795, acquiert une certaine notoriété, notamment dans les milieux aristocratiques, grâce à ses concerts publics et ses improvisations au piano. Il compose alors beaucoup pour cet instrument : des sonates et — marquant la quintessence de son style — des concertos. Sa Première Symphonie n'est jouée qu'en 1800. La même année, il achève la série des six Quatuors à cordes opus 18. C'est dans ces genres réputés difficiles (où Haydn s'est particulièrement illustré) que Beethoven assure la relève. Les œuvres composées par la suite (dans les premières années du XIXe siècle) reflètent la parfaite assimilation par Beethoven du style classique viennois, qu'il va conduire vers de nouveaux horizons.
Avec la Symphonie n° 3 (dite Héroïque), entamée en 1803, créée en privé en 1804 et en public en 1805, commence alors pour Beethoven une période qualifiée de « décennie héroïque ». S'achevant avec la Symphonie n° 8 (1812), cette période est, en effet, la plus féconde de son œuvre. Elle apportera au compositeur gloire et reconnaissance auprès de ses contemporains et lui procurera une certaine aisance financière.
Mais, parallèlement, la surdité croissante du compositeur (les premiers symptômes sont apparus en 1798) va susciter chez lui nombre de crises morales qui ne cesseront d'alterner avec des périodes d'euphorie et de vitalité.
Vers 1814, année du congrès de Vienne et de la troisième et dernière version de Fidelio — opéra qui chante tout à la fois la liberté et l'amour conjugal —, Beethoven atteint le sommet de sa gloire.
Devenu totalement sourd vers 1818, Beethoven ne communique plus avec l'extérieur qu'au moyen de ses Carnets de conversation (en très grande partie conservés, ils constituent, avec les esquisses qu'il a laissées pour un grand nombre d'œuvres, une source précieuse de renseignements). Dans les années 1820, Rossini, devenu la nouvelle coqueluche de Vienne, porte ombrage à la gloire de Beethoven. C'est durant ces dernières années que Beethoven, malgré un état de santé de plus en plus critique, crée (en mai 1824) la Neuvième Symphonie, sa dernière grande œuvre achevée. Beethoven meurt à Vienne en mars 1827 et la ville lui fait de grandioses funérailles.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:34

Schubert (1797-1828)

Schubert (1797-1828)

Né à Vienne le 31 janvier 1797, fils d'un instituteur, Franz Schubert entra en 1808 dans le chœur de la Chapelle impériale et commença ses études au Konvikt, école de formation pour les chanteurs de cour. Il joua du violon dans l'orchestre de l'école.
Ses premiers lieder, dont Hagars Klage (les Lamentations de Hagar, 1811) et Der Vatermörder (le Parricide, 1811), impressionnèrent fortement ses maîtres, notamment Salieri. Lorsque sa voix mua, en 1813, Schubert quitta le Konvikt pour enseigner dans l'école de son père. L'année suivante, il écrivit son premier opéra, Des Teufels Lustschloss, sa première messe (en fa majeur) et dix-sept lieder dont des chefs-d'œuvre comme Der Taucher (le Plongeur) et Gretchen am Spinnrade (Marguerite au rouet).
En 1815, Schubert termina ses symphonies n° 2 et n° 3, deux messes (en sol et en si bémol majeur), d'autres pièces religieuses, de la musique de chambre, et cent quarante-six lieder parmi lesquels Erlkönig (le Roi des aulnes), d'après Goethe, et dont le thème est une représentation mythologique de la mort. La même année, il travailla également sur cinq opéras. En 1816, il composait sa Symphonie n° 4 en ut mineur, dite Tragique, la Symphonie n° 5 en si bémol majeur, d'autres œuvres sacrées, un opéra et plus de cent lieder. En 1818, il acheva la Symphonie n° 6 en ut majeur. Il avait alors abandonné l'enseignement pour se consacrer exclusivement à la composition. De son vivant, Schubert ne connut que peu de succès publics, mais il fut assez vite reconnu comme un génie par un petit cercle d'amis, dont le poète et dramaturge Franz Grillparzer, le musicien Anselm Hüttenbrenner et le chanteur Johann Michael Vogl.
De 1818 à 1822, Schubert vécut une période de crise marquée par de nombreuses tentatives inabouties dans tous les genres, en particulier ceux du quatuor à cordes et de la symphonie. Il compose son célèbre Quintette La Truite en 1819. Son oratorio Lazare date de 1820, la grande messe en la bémol majeur, commencée en 1819, ne fut menée à bien que trois ans plus tard. De la Symphonie n° 7 en mi majeur (1821), Schubert n'acheva jamais l'orchestration. Sa Symphonie n° 8 en si mineur (1822) est plus connue sous le nom de Symphonie inachevée.
Un nouveau départ eut lieu en 1823, avec notamment le cycle de lieder Die schöne Müllerin (la Belle Meunière), suivi en 1824 de lieder sur des textes de Walter Scott et de l'Octuor en fa majeur. Les trois derniers quatuors à cordes sont de 1824-1826 et les deux grands trios avec piano de 1826-1827. Il faut citer aussi la Symphonie n° 9 en ut majeur, dite Grande Symphonie (1825), et le cycle de lieder Die Winterreise (le Voyage d'hiver, 1827). La Messe n° 6 en mi bémol majeur, le Quintette à cordes en ut majeur, les trois dernières sonates pour piano et les lieder publiés après la mort du compositeur sous le titre de Schwanngesang (le Chant du cygne) datent de 1828. Schubert mourut le 19 novembre 1828 à Vienne de la fièvre typhoïde.
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# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:35