Schumann (1810-1856)

Schumann (1810-1856)
Robert Schumann naquit à Zwickau en Saxe, en 1810. Ses années de jeunesse sont consacrées à l'apprentissage du piano, encouragé par son père, libraire érudit, qui l'initie également aux poètes allemands. Enthousiasmé par le poète Jean-Paul Richter à qui il vouera une admiration toute sa vie, Schumann écrit des articles, des poèmes, ses premiers lieder.
A la mort de son père et sous l'influence de sa mère, en 1826, il va à Leipzig pour étudier le droit. Il rencontre là Frédéric Wieck, éminent professeur de piano. Voulant améliorer sa technique, il s'immobilise volontairement un doigt . Malheureusement, par cette ligature inconsidérée, le 4e doigt de sa main droite reste paralysé. Il ne sera pas virtuose. C'est alors qu'il va s'affirmer comme compositeur, complétant sa formation en étudiant Bach et le contrepoint.
Aux premières pièces (Abbeg, Papillons) tout empreintes de fraîcheur et de spontanéité, vont succéder des œuvres d'une virtuosité plus transcendante (Allegro op.8, Toccata, Etude d'après Paganini et le Carnaval op.9) inspirées par son amour du moment, Ernestine von Fricken.
En 1835, amoureux de Clara Wieck, fille de son maître et elle-même pianiste d'exception, il l'épouse après 5 années de fiançailles durant lesquelles il se heurte à l'hostilité cruelle du père de Clara. C'est de cette période longue et difficile que datent les autres grandes œuvres maîtresses pour piano (Etude symphonique, Fantaisie op.17, Kreisleriana, Scène d'enfant).
Les premières années de mariage sont des années heureuses de la vie de Schumann. Son activité créatrice se prolonge à travers la composition de nombreux lieder, symphonie, concertos et œuvres de musique de chambre. Durant cette période, Clara est l'interprète privilégiée de toute l'œuvre pour piano. Schumann est un époux comblé et un père heureux. Mais bientôt des troubles mentaux, qui s'accentueront progressivement, perturbent la vie de Schumann celui-ci mourra dans une maison de repos prés de Bonn en 1856, à 46 ans, veillé par Clara et par Brahms qui s'était lié d'amitié avec lui. Toute l'œuvre de Schumann exprime sa nature poétique, rêveuse et impulsive.

# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:37

Chopin (1810-1849)

Chopin (1810-1849)
Né le 4 mars 1810, à Zelazowa-Wola, près de Varsovie, de père français et de mère polonaise, Chopin commença très jeune à étudier le piano. Tout en poursuivant ses études au lycée de Varsovie, il continua à travailler le piano. En 1825, il donna deux concerts devant le tsar et publia sa première œuvre, le premier Rondo en ut mineur.
Par la suite, il entra au Conservatoire de Varsovie (1826-1829) où il étudia le contrepoint et l'harmonie. Il composa à cette époque ses premiers chefs-d'œuvre : Valses en la bémol majeur et en si bémol majeur, Polonaise en ré mineur, Mazurka en la mineur, Nocturne en mi mineur, Variations sur un thème de « Don Juan » de Mozart et ses deux Concertos pour piano en mi mineur et en fa mineur (1830).
En 1828-1829, il effectua ses deux premiers voyages hors de Pologne, à Berlin puis à Vienne, Prague et Dresde. De retour à Varsovie, il donna en mars 1830 son premier grand concert public où il remporta un grand succès. Il décida alors d'effectuer un long voyage d'étude et de perfectionnement à l'étranger.
Le 2 novembre 1830, Chopin quitta Varsovie pour Vienne. Le 29 du même mois se déclencha l'insurrection polonaise. C'est lors de son voyage pour Paris, en juillet 1831, qu'il apprit l'écrasement de l'insurrection, la chute et le sac de Varsovie par les troupes russes. Arrivé à Paris en septembre 1831, Chopin rencontra beaucoup de sympathie pour la révolution polonaise. Il resta dès lors fixé à Paris, sauf pour quelques voyages, jusqu'à sa mort dix-huit ans plus tard. Il y connut un rapide succès auprès de l'aristocratie, parmi laquelle il rencontra l'élite cultivée à qui il donna des cours de piano. Lors de son premier concert à la salle Pleyel, en février 1832, il interpréta ses Variations sur un thème de Don Juan qui eut un grand succès. Dès lors, Chopin s'attacha particulièrement à composer.
Le piano représentait pour Chopin le moyen d'expression musical par excellence. Ses Études, pourtant œuvres de jeunesse, sont la consécration de la révolution pianistique ébauchée par Beethoven et qu'acheva Chopin. Il s'attacha à donner une autonomie à chacun de ses doigts afin que chaque son conserve sa pleine indépendance. Il étudia de manière systématique l'univers sonore du clavier en utilisant tous ses registres. Le piano focalisa dès lors toutes les richesses orchestrales. Ainsi, les douze Études, (opus 10), dédiées à Liszt, traduisent toutes les potentialités de l'instrument, mettant en exergue ses facultés harmoniques et polyphoniques. Chopin use avec fluidité du mouvement harmonique et donne à chacune de ses œuvres une couleur qui lui était propre.
En 1837, il fit la connaissance de George Sand avec qui il noua en 1838 une liaison qui durera neuf ans avant de s'achever, après plusieurs crises, en 1847. Pour tenter de rétablir sa santé défaillante, ils partirent à Majorque, aux îles Baléares, en hiver 1838, séjour durant lequel Chopin acheva ses vingt-quatre Préludes. De retour en France dès février 1839, Chopin et George Sand alternèrent les séjours à Paris l'hiver et à Nohant, chez George Sand, l'été. Pendant toute cette période, Chopin composa beaucoup, Nocturnes, Ballades, Polonaises, etc. Il effectua son dernier voyage à Londres, en février 1848, et est finalement emporté par la tuberculose le 17 octobre 1849, à Paris.
Presque toutes les compositions de Chopin sont destinées au piano. Ses Mazurkas reflètent les rythmes et traits mélodiques de la musique folklorique polonaise, et ses Polonaises sont marquées par l'esprit héroïque. Ses Ballades, Scherzos et Études font partie de ses importantes œuvres pour piano solo. Sa musique de nature romantique et lyrique est caractérisée par une mélodie délicate et de grande originalité, une harmonie raffinée souvent audacieuse, un rythme subtil et une beauté poétique.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:38

Gaveau (1824-1903)

Gaveau (1824-1903)
Gaveau, Joseph et Étienne, facteurs de pianos français.
Joseph Gaveau fonde sa maison en 1847. L'année suivante, il perfectionne le piano droit en remplaçant le système à baïonnette par une mécanique à lames. Il apporte aussi quelques améliorations au piano à queue de Érard (voir Harpe), en y introduisant notamment un ressort à boudin qui facilite l'échappement des touches.

Son fils Étienne (1872-1943) lui succède. Il transfère la manufacture à Fontenay-sous-Bois et fait construire à Paris l'immeuble et la salle de concerts auxquels il donne son nom (1908). Suivant la mode, il se lance dans la facture de clavecin, mais sans grand succès. À sa retraite, ses fils Marcel et André prennent la relève et, en 1959, Gaveau fusionne avec la firme Érard, puis avec Pleyel en 1961 (voir Clavecin). En 1971, la marque est rachetée par Schimmel, qui perpétue la réputation de qualité que la maison Gaveau a acquise au cours de son siècle et demi d'existence.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 10 juillet 2007 10:39

Violon

Violon
Le violon a fait son apparition en Italie, au début du XVIe siècle. Il semble être issu de deux instruments à archet du Moyen Âge : la vielle (vièle) et le rebec. Il est également apparenté à la lira da braccio, instrument ressemblant au violon, à cinq cordes mélodiques et deux bourdons. Bien qu'elle ne soit pas son ancêtre direct, la viole, instrument à six cordes, muni de frettes, est également proche du violon. Apparue en Europe avant le violon, elle cohabita avec lui pendant près de deux cents ans. Plus probablement a-t-il pour ancêtre la cithare.

Les premiers fabricants de violons étaient des Italiens du Nord : Gasparo da Salò (1540-1609) et Giovanni Maggini (v. 1579-1630) de Brescia, Andrea Amati de Crémone. L'art de la fabrication du violon atteignit son apothéose au XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle dans les ateliers des Italiens Antonio Stradivari, dit Stradivarius, et Giuseppe Guarneri, tous deux de Crémone, et de l'Autrichien Jacob Stainer.

Comparés aux violons modernes, les premiers violons avaient un manche plus court et plus épais, placé moins en arrière de la table, la touche était plus courte, le chevalet plus plat et les cordes étaient en boyau naturel. Les premiers archets étaient également différents de ceux que nous connaissons aujourd'hui. Les principales modifications sont intervenues aux XVIIIe et XIXe siècles, pour donner au violon une tonalité plus forte et plus brillante. Un certain nombre de violons des XVIIe et XVIIIe siècles ont d'ailleurs été restaurés au XXe siècle par des instrumentistes soucieux d'utiliser des instruments proches de ceux qu'avaient connus les compositeurs de l'époque.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 23 juillet 2007 08:21

Flûte à bec

Flûte à bec

La morphologie de la Flûte à bec n'a que peu évolué depuis la Renaissance. Autrefois taillée d'une seule pièce, la flûte à bec était percée de 8 trous. Maintenant, elle est constituée de trois parties emboîtables et comporte 10 trous (en fait, les deux trous inférieurs ont été dédoublés pour permettre une meilleure articulation des demi-tons dans le registre grave).

Prédominante pendant toute la période baroque, la flûte à bec commence à céder la place à la flûte traversière vers 1750. Au XIXe siècle, les seules flûtes de ce type qui subsistent sont les fifres, flûtiaux et autres flageolets, qui jouent un grand rôle dans les musiques traditionnelles de certaines régions d'Europe. La flûte à bec renaît au XXe siècle pour servir de support pédagogique à la plupart des cours d'initiation musicale dispensés dans les écoles.

En dépit de ce que l'on pourrait croire, la flûte la plus répandue n'est pas la soprano en ut, utilisée par des générations entières de collégiens, mais l'alto en fa, plus grande et accordée à la quinte inférieure. Il existe aussi une petite flûte sopranino, également en fa, une flûte ténor en ut et une basse en fa ; ces deux dernières sont munies de clés.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 23 juillet 2007 08:29