Flûte Traversière

Flûte Traversière
La flûte traversière apparaît en Chine vers 900 av. J.-C. et ne gagne l'Europe que vers le XIIe siècle. Au XVIe siècle, cette « flûte d'allemand », selon l'expression de Praetorius, commence à être utilisée en musique de chambre. À cette époque, elle est construite d'une seule pièce ; son corps cylindrique est percé de six trous et sa justesse est aléatoire. Les premières améliorations, datant de la fin du XVIIe siècle, sont l'½uvre d'une famille de facteurs d'instruments français nommés les Hotteterre. Ces derniers conçoivent un instrument en trois parties, de perce conique et muni d'une clé. D'autres clés viendront s'ajouter dans le courant du XVIIIe siècle.

La flûte traversière moderne naît en 1847 des travaux du Munichois Theobald Böhm. Lassé du manque de justesse de l'instrument, il se lance dans l'étude des lois acoustiques et calcule la distance exacte qui doit séparer les trous. Il met ensuite au point un système de clés et de leviers qui permettent de boucher les quatorze trous de la flûte avec seulement neuf doigts, le pouce de la main droite soutenant l'instrument. Dans ses travaux, Böhm recommande également l'utilisation de flûtes en métal au lieu de flûtes en bois.

Le type de flûte traversière le plus répandu de nos jours est une flûte soprano en ut. Il existe également une flûte alto en sol accordée une quarte en dessous, ainsi qu'une petite flûte en ut2 qui s'appelle le piccolo.
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 08:33

Clarinette

Clarinette

La clarinette fut mise au point vers 1700 par le flûtier allemand Johann Christian Denner (1655-1707), désireux de perfectionner un instrument à anche populaire constitué d'un simple tuyau : le chalumeau médiéval. Aux alentours de 1840, deux systèmes de clétage complexes furent mis au point : le système Böhm, utilisé dans la plupart des pays et breveté en 1844 par le Français Auguste Buffet, qui adapta les améliorations apportées à la flûte par Theobald Böhm, et un système à sonorité plus sombre, aux trous plus étroits, développé vers 1860 par le Belge Eugène Albert.
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 08:38

Guitare

Guitare
La guitare existe depuis l'Antiquité ; elle est en effet représentée sur des bas-reliefs assyriens datant du xie siècle avant notre ère. Elle doit son nom à un instrument dépourvu de manche, la kettarah assyrienne, ce qui laisse entendre qu'elle dériverait d'une cithare à laquelle un manche aurait été ajouté. La guitare apparaît en Espagne au XIIIe siècle, sous deux formes : la mauresque à fond bombé (qui évolue plus tard vers la mandore) et la latine à fond plat, dont la guitare moderne est directement issue. Au XIVe siècle, elle est l'instrument favori des classes populaires espagnoles, tandis que la noblesse lui préfère la vihuela, instrument de forme semblable, mais plus grand et doté de six ch½urs de deux cordes.

Le guitariste espagnol Juan de Palencia est mentionné dès 1414. Toutefois, il faut attendre le XVIe siècle pour que l'utilisation de la guitare se répande dans le reste de l'Europe (le premier recueil de guitare français paraît en 1550), où elle connaît une période faste jusqu'au début du XVIIIe siècle. Elle compte, dans un premier temps, quatre doubles cordes, puis cinq. La guitare moderne apparaît alors, notamment sous l'impulsion de Fernando Sor ; les doubles cordes sont remplacées par six cordes simples. Mais en 1720 environ, la guitare tombe en désuétude, sa sonorité relativement faible apparaissant comme un défaut rédhibitoire. Les formes de l'instrument évoluant et se transformant (les luthiers agrandissent la caisse, l'incurvent davantage et réduisent l'épaisseur du ventre, tandis que les anciennes chevilles en bois sont remplacées par une tête mécanique moderne) pour obtenir de meilleures potentialités musicales, la guitare suscite un regain d'intérêt à la fin du XVIIIe siècle pour, de nouveau, disparaître quelque cinquante ans plus tard. C'est l'Espagnol Antonio Torres Jurado qui donne ses proportions définitives à la guitare au milieu du XIXe siècle.
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 08:45

Trompette

Trompette
La trompette est un instrument à vent de la famille des cuivres, dont le son est produit grâce à la vibration des lèvres de l'interprète sur l'embouchure.

Comme la plupart des autres cuivres, la trompette descend des instruments à vent creusés dans des cornes d'animaux plus ou moins coniques ou des conques marines. Les premières trompettes en métal font leur apparition dans la haute Antiquité : citons la hasosra hébraïque, la buccina des Romains et le salpinx grec. Les Égyptiens, quant à eux, utilisent une très longue trompette à tuyau semi-cylindrique en bronze et argent. Vers 1400, cet instrument est replié en forme de S et, un siècle plus tard, on l'enroule en boucle allongée. De cuivre ou d'argent, ce type de trompette « naturelle » subsistera dans l'orchestre jusqu'aux premières années du XIXe siècle.

Ses tuyaux cylindriques étroits lui donnent une sonorité brillante, mais ses notes se limitent aux harmoniques de la note fondamentale, laquelle est déterminée par la longueur de l'instrument. Vers 1800, les facteurs d'instruments cherchent à construire une trompette capable de jouer une gamme chromatique complète : les premières expériences dans ce sens consistent à percer le tuyau de la trompette de plusieurs trous latéraux contrôlés par des clés, mais le résultat sonore est de piètre qualité. Vers 1820, le système à pistons, qui ouvre une valve ajoutant une longueur supplémentaire de tuyau, est mis au point. La tonalité de base de l'instrument est abaissée et donne, par conséquent, des séries d'harmoniques différentes.

La trompette moderne a trois pistons et un tuyau en partie cylindrique s'évasant en pavillon. La plus répandue est en si bémol et son étendue va du si bémol, sous le do fondamental, jusqu'au fa dièse, trois octaves plus haut. Il existe également des trompettes en fa et en ut. Enfin, pour les parties de tonalité aiguë de certaines ½uvres baroques, comme le Deuxième Concerto brandebourgeois de Bach par exemple, on a recours à une petite trompette en ré au timbre brillant, dite « trompette de Bach ».

La trompette est un instrument transpositeur : quand le musicien joue un do, celui-ci sonne comme la note fondamentale de l'instrument (dans le cas d'une trompette en si bémol, le do de la partition correspond au si bémol de n'importe quel instrument non-transpositeur).
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 08:48

Viole

Viole
La viole fait partie de la famille d'instruments à cordes frottées, très populaire en Europe entre 1500 et 1750 et remise au goût du jour au XXe siècle par des interprètes de musique ancienne.

À la différence des violons, la plupart des violes, même les plus petites, se tiennent verticalement entre les genoux des musiciens. L'archet convexe se tient entre le pouce et les deux premiers doigts, la paume tournée vers l'extérieur. Le corps de la viole est plutôt allongé et ses épaules sont assez tombantes. Ses côtés sont considérablement plus épais que ceux du violon, sa table d'harmonie est percée d'ouïes en forme de C et son manche est garni de frettes en boyaux noués qui contribuent à sa sonorité claire et pénétrante. Ses six cordes sont accordées, pour la viole ténor, en sol do fa la ré1 sol1 en partant du sol situé sous le do fondamental. La viole soprano est accordée selon le même schéma, mais elle commence sur le ré. Plus rare, la viole basse, accordée une octave en dessous de la basse soprano, est l'ancêtre de la contrebasse moderne, qui conserve encore à l'heure actuelle une silhouette très proche.
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 08:52