Cithare

Cithare

Famille d'instruments cordophones sans manche, munis de cordes tendues le long d'un corps ou résonateur. La famille des cithares comprend le psaltérion et le tympanon à marteau, ainsi que les cithares frettées européennes. Il existe deux variétés importantes de cithare européenne : en Autriche, la cithare de Salzbourg, aplatie du côté des frettes et incurvée du côté opposé, et en Allemagne du Sud, la cithare de Mittenwald, moins répandue, incurvée des deux côtés. Toutes deux ont une caisse de résonance peu profonde et aplatie, avec un trou de résonance rond, et disposent généralement de cinq cordes mélodiques en métal, tendues le long d'une touche sculptée, et de dix-sept à quarante cordes d'accompagnement, généralement en boyau ou en nylon. Les doigts de la main gauche du musicien pressent les cordes mélodiques, qu'il pince avec un plectre porté sur le pouce droit ; les quatre autres doigts de la main droite pincent les cordes d'accompagnement. Les cordes mélodiques sont accordées le plus souvent selon l'une de deux manières suivantes : do, sol, ré1 la1 la1 et do, sol, sol1 ré1 la1 (sol = sol au-dessous du do fondamental, sol1 = sol au-dessus du do fondamental) ; les accords des cordes d'accompagnement sont variables. Ces cithares proviennent de la Scheitholt, instrument étroit et semblable à une boîte, qui ressemble à plusieurs cithares d'Europe du Nord et au tympanon des Appalaches aux États-Unis (cithare à touches, à trois ou quatre cordes, qui s'est développée à partir de la zitter allemande de Pennsylvanie). Quelques cithares, comme la Streichzither, n'ont pas de cordes pincées et se jouent avec un archet.

Hormis les modèles occidentaux, les cithares peuvent revêtir plusieurs formes : il existe des cithares sur tuyau (notamment en Afrique), des cithares sur bâton comportant des résonateurs faits de gourdes à chaque extrémité (la bin de l'Inde du Nord), des cithares montées sur une table longue et légèrement incurvée (la qin [ch'in] et la zheng [cheng] chinoises, et la koto japonaise).
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:03

Banjo

Banjo
Le Banjo est un instrument à cordes pincées.
Le corps du banjo est composé d'une membrane de vélin tendue sur un cadre rond en bois. Le manche, long et étroit, est muni de frettes. Les cordes en métal, qui sont fixées à un cordier, passent sur un chevalet semblable à celui du violon et s'enroulent autour de chevilles vissées dans la tête. Le banjo compte généralement quatre cordes de longueur égale et une, plus courte, qui s'arrête à mi-manche, la chanterelle. Les quatre grandes cordes sont accordées en do, sol, si, ré, en partant du do situé une octave en dessous du do fondamental. La chanterelle, destinée à être jouée avec le pouce, est accordée en sol.

Seul instrument à cordes occidental comportant une membrane, le banjo est né en Afrique et a été introduit aux États-Unis au XVIIe siècle par les esclaves noirs. Les premiers banjos étaient dotés de quatre cordes en boyau. Le manche était dépourvu de frette, et la caisse était parfois creusée dans une calebasse. À la fin du XIXe siècle, l'entrée du banjo dans les groupes de minstrels blancs (voir Ménestrel) entraîne l'adoption de la forme définitive à frettes et à cordes métalliques. Le banjo à cinq cordes est utilisé à la fois dans la musique folklorique et dans les orchestres de musique populaire bluegrass (voir Country, musique). Le banjo à quatre cordes, dont on joue avec un plectre, était très répandu vers 1900 dans les orchestres de variétés.
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:07

Saxophone

Saxophone
Bien qu'il fasse partie de la famille des bois (voir Musique, instruments de), le saxophone est généralement façonné dans un alliage de cuivre (il existe également des instruments en plastique à la sonorité très correcte). Il est composé d'un bec à anche simple, semblable à celui de la clarinette et d'un corps recourbé à perce conique. L'instrument compte entre 20 et 24 trous contrôlés par des clés. Les doigtés du saxophone sont les mêmes que ceux de la clarinette, mais son corps en métal donne au saxophone un timbre plus vibrant et plus pénétrant, qui peut toutefois, dans certains registres, revêtir la douceur d'une flûte.

La famille des saxophones compte 6 membres, du sopranino en fa à la basse en si bémol ; les plus répandus sont le soprano en si bémol (dont la silhouette droite évoque la clarinette), l'alto en mi bémol et le ténor en si bémol. Le baryton en mi bémol et la basse sont essentiellement utilisés dans la musique militaire.

Le saxophone apparaît dans l'orchestre symphonique en 1844. Hector Berlioz et Georges Bizet l'utilisent régulièrement dans leurs œuvres orchestrales. Un quatuor de saxophones tient un rôle important dans la Symphonia domestica (1903) de Richard Strauss. Le répertoire classique du saxophone compte également quelques solos : « le Vieux Château », extrait des Tableaux d'une Exposition de Moussorgski, dans l'orchestration de Ravel, une Rhapsodie pour saxophone et orchestre (1903) de Claude Debussy et une Fantaisie pour saxophone soprano, orchestre à cordes et deux cors (1948) d'Heitor Villa-Lobos. Dans les fanfares militaires, les saxophones remplacent généralement les clarinettes.

Le saxophone a abondamment contribué au développement du jazz et jouit aujourd'hui d'une grande popularité. Parmi les saxophonistes les plus célèbres figurent Sidney Bechet (soprano), Charlie Parker (alto), Lester Young, John Coltrane, Coleman Hawkins (ténor) et Gerry Mulligan.
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 09:16

Contrebasse

Contrebasse
L'ancêtre de la contrebasse est le violone, basse de la famille des violes. La contrebasse est d'ailleurs le seul instrument de la famille du violon à conserver la silhouette « à épaules tombantes » de la viole. On estime que la première contrebasse moderne apparaît vers 1620. Elle comporte alors six cordes. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le modèle prédominant ne compte plus que trois cordes d'accord variable (sol ré sol, sol-ré-la, la-ré-la, la ré sol). On trouve encore de ces instruments dans les ensembles de musique populaire d'Europe de l'Est.

Jusqu'au XIXe siècle, les contrebassistes utilisent exclusivement des archets convexes, contrairement aux violonistes, altistes et violoncellistes qui se servent d'archets concaves. L'archet convexe a néanmoins survécu, et quelques instrumentistes le préfèrent encore au modèle concave.

Le premier rôle de la contrebasse a été de renforcer le groupe d'instruments constituant la basse continue. Longtemps, les contrebassistes ont dû se contenter de doubler les violoncelles à l'octave inférieure. Certains compositeurs ont toutefois pris conscience de l'originalité du timbre de cet instrument : Mozart, Boccherini et Beethoven, par exemple, le font entrer dans les ensembles de musique de chambre. Le quintette la Truite de Schubert (1819) et l'Éléphant extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns (1886) comptent parmi les pages les plus connues du mince répertoire soliste de la contrebasse. Aujourd'hui, elle est abondamment utilisée dans le jazz, où elle se joue le plus souvent sans archet, les musiciens préférant pincer les cordes pour obtenir une pulsation rythmique plus marquée.
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# Posté le mercredi 25 juillet 2007 07:42

Piano

Piano

Le piano, contrairement à ce qui est communément admis, n'est pas un « descendant » direct du clavecin, auquel il ressemble effectivement, tant au niveau de la silhouette que du mécanisme général. En réalité, le clavecin — à cordes pincées — et le piano — à cordes percutées — ont un ancêtre commun : le « psaltérion » médiéval ; de cet instrument à cordes pincées avec les doigts sont nés le clavicembalum (le clavecin) et l'échiquier, dont descend le piano. L'échiquier, muni de petits marteaux, est mentionné par Guillaume de Machaut dès la seconde moitié du XIVe siècle. Ce clavicorde connaît une évolution tardive et il faut attendre le XVIIIe siècle pour voir apparaître des instruments proches de ceux que nous connaissons aujourd'hui.

La première appellation du piano, piano-forte, a pour origine la variation possible du volume sonore de l'instrument en fonction de l'intensité de la frappe sur les touches, permettant ainsi de jouer doucement (piano) ou fort (forte). Le premier instrument moderne de ce type, synthèse du clavicorde et du piano-forte, est l'œuvre de l'Italien Bartolomeo Cristofori (1655-1732) qui, en 1709, fabrique un gravicembalo col piano e forte préfigurant les pianos actuels. Seuls deux pianos de Cristofori ont été conservés : l'un, datant de 1720, se trouve au Metropolitan Museum of Art, à New York ; l'autre, datant de 1726, est exposé dans un musée de Leipzig, en Allemagne.

Cristofori, mise au point du piano-forte
Le mécanisme de Cristofori est rapidement amélioré, notamment grâce aux travaux de l'Allemand Gottfried Silbermann (1683-1753), puis Johann Andreas Stein (1728-1792), facteur de clavecin d'Augsbourg qui met au point un nouveau système d'échappement des marteaux qui facilite l'exécution de pièces rapides et permet d'obtenir une meilleure qualité sonore. Ce piano « viennois » connaît un succès rapide : Haydn en possède un et les œuvres de Mozart et des fils Bach le consacrent très vite comme un instrument de premier plan. Des facteurs en provenance du centre de l'Allemagne s'établissent à Londres vers 1760 et fondent une école qui, sous la direction notamment de John Broadwood (1732-1812), s'oriente vers la fabrication de pianos plus robustes, semblables aux pianos actuels. Le facteur français Sébastien Érard (1752-1831) fonde à son tour l'école française dans les années 1790 et crée, en 1823, le système à double échappement, encore employé de nos jours. À partir de cette époque, de nombreux facteurs de pianos européens travaillent à l'amélioration du piano-forte. Les pianos fabriqués en Allemagne et aux États-Unis, notamment dans les ateliers fondés par Carl Bechstein (1826-1900) et les ateliers américains de Steinway et Chickering, sont considérés depuis deux siècles environ comme les plus aboutis, tandis que les instruments produits par la prestigieuse firme autrichienne Bösendorfer sont également très appréciés par les musiciens.

L'étendue des premiers pianos ne couvre que quatre ou cinq octaves, mais elle augmente progressivement pour atteindre plus de sept octaves. De nos jours, certains pianos de la firme autrichienne Bösendorfer disposent d'une basse étendue qui porte le clavier à huit octaves.


LE PIANO MODERNE SE COMPOSE DE 6 PARTIES :

1. Le cadre est habituellement en métal. À l'arrière se trouve le sommier d'accroche, sur lequel sont fixées les cordes, tandis que les chevilles d'accord se trouvent sur un autre sommier, à l'avant de l'instrument. L'extrémité des cordes est enroulée autour de ces chevilliers que l'on tourne pour régler la tension : plus une corde est tendue, plus la note qu'elle émet est aiguë.

2. Placée sous les cordes, la table d'harmonie en épicéa à grain fin enrichit le son par des vibrations sympathiques.

3. Les cordes sont en fil d'acier. Leur longueur et leur épaisseur sont fonction de la hauteur de la note à laquelle elles correspondent ; une corde épaisse et longue donne une note grave. Dans le registre aigu de l'instrument, les notes sont obtenues par la mise en vibration simultanée de trois cordes accordées à l'unisson, ce qui renforce la brillance du timbre. Les notes les plus graves sont produites par des cordes simples, plus épaisses, enroulées dans un fin fil de cuivre.

4. Les touches, seuls éléments visibles du mécanisme, ont pour fonction de propulser les marteaux sur les cordes. Juxtaposées, elles forment le clavier. Les touches correspondant aux sons naturels sont en ivoire ou en plastique blanc. Celles qui correspondent aux tons altérés — dièses et bémols — sont en ébène ou en plastique noir (voir chromatisme). Elles sont décalées vers l'avant afin de réduire l'encombrement du clavier.

5. Les pédales sont des leviers actionnés (abaissés ou relâchés) avec les pieds. La pédale sostenuto (ou forte) lève tous les étouffoirs pour que les cordes frappées continuent à vibrer après que les touches ont été relâchées. La pédale sourdine (ou una corda) rapproche tous les marteaux des cordes pour que la distance de frappe soit diminuée de moitié, ou tourne légèrement les marteaux sur un côté pour réduire leur surface de contact avec les cordes ; dans le registre aigu, les marteaux ne frappent plus alors qu'une seule touche, d'où le nom d'una corda. Certains pianos ont une pédale centrale supplémentaire prolongeant uniquement les notes déjà jouées au moment où l'on abaisse la pédale. De nombreux pianos droits sont construits avec une pédale qui, lorsqu'elle est abaissée, applique une bande de feutre entre les marteaux et les cordes pour que les touches ne produisent qu'un son très faible.

6. La forme de la caisse détermine le type du piano ; on distingue les pianos à queue, les pianos carrés et les pianos droits. De nos jours, les pianos carrés sont tombés en désuétude. Il existe plusieurs tailles de piano à queue : le plus petit est le « crapaud » (à peine 1,5 m de longueur) ; viennent ensuite le quart de queue, le demi-queue, le trois-quarts, le piano de concert et le grand piano qui peut mesurer près de 3 m. Les pianos droits, destinés à l'apprentissage et à la pratique occasionnelle, sont munis de cordes disposées à la verticale, le plus souvent croisées. Dans les pianos droits et les crapauds, les cordes de basse sont tendues diagonalement sur les cordes plus courtes des aiguës, ce qui permet de gagner de la place et d'obtenir une tension égale : la tension totale des cordes d'un piano à queue est d'environ 30 t elle est de 14 t pour un piano droit.
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# Posté le mercredi 25 juillet 2007 07:48